Skip to content

WE SAFE

Women Employability & Social Accomodation for Empowerment

Pour suivre nos rencontres, rendez-vous sur notre journal de bord : 
 

Notre projet « WE SAFE – Women Employability & Social Accomodation for Empowerment » a été retenu par l’Agence Européenne dans le cadre des Partenariats Simplifiés dans l’Education des Adultes 2025. Ce financement de 18 mois va nous permettre de travailler avec deux partenaires : la coopérative sociale napolitaine Lazzarelle et l’association Solidarité Femmes à la Louvière, en Belgique wallonne.  

Cet échange de bonnes pratiques autour de la réinsertion professionnelle et de l’hébergement des femmes détenues et/ou victimes de violences, notamment conjugales, nous permettra de nourrir notre réfléxion et d’améliorer nos services. Le champ académique et les acteur.ices de terrain font le constat de nombreux points communs entre la détention carcérale et les violences conjugales : privation de liberté, isolement, perte de ressources… Lorsque l’on sort de détention ou que l’on quitte un partenaire violent, on peut se retrouver sans solution d’emploi et de logement, et face à de nombreuses difficultés pour se réinsérer dans la société et faire face au quotidien. Les objectifs de ce projet : 

1. Rédiger un Guide de bonnes pratiques sur la réinsertion sociale des femmes victimes de violences et/ou sous main de justice, via l’hébergement et l’entreprenariat social, à destination des professionnel.les européen.es concerné.es. 

2. Renforcer le pouvoir d’agir des femmes accompagnées par nos structures respectives en leur proposant de réfléchir à un modèle d’activité économique coopérative

3. Enrichir la réflexion autour des questions d’hébergement et d’insertion professionnelle des femmes victimes de violences en organisant des évènements de consultation et de partage de nos résultats.

Pour + d’informations, contacter Celia Raspati c.raspati@solidaritefemmes13.org 

En savoir + 

Cliquez ici pour télécharger notre fiche projet

Our project “WE SAFE – Women Employability & Social Accommodation for Empowerment” has been selected by the European Agency as part of the Simplified Partnerships in Adult Education 2025 program. This 18-month funding will enable us to work with two partners: the Naples-based social cooperative Lazzarelle and the association Solidarité Femmes in La Louvière, in Wallonia, Belgium.

This exchange of best practices around the professional reintegration and accommodation of women prisoners and/or victims of violence, particularly domestic violence, will enable us to fuel our thinking and improve our services. Academics and practitioners in the field have identified many similarities between prison detention and domestic violence: deprivation of liberty, isolation, loss of resources. When someone is released from prison or leaves a violent partner, they may find themselves without employment or housing, and face many difficulties in reintegrating into society and coping with everyday life. Our aim is to create :

1. To produce a guide of best practices on the social reintegration of women who are victims of violence and/or under judicial supervision, through accommodation and social entrepreneurship, aimed at relevant European professionals. 

2. Empower women supported by our respective organizations by encouraging them to consider a cooperative economic activity model

3. Enrich the debate on issues relating to housing and professional integration for women victims of violence by organizing consultation events and sharing our findings.

 

For further informations, please contact Celia Raspati c.raspati@solidaritefemmes13.org

 

Want to know more?

Click to download our project form

Résidence à Marseille

Du 09 au 13 février 2026, Solidarité femmes 13 a accueilli sous le soleil marseillais (ou presque) cinq professionnelles des associations Solidarité Femmes et Lazzarelle : 

  • Josiane Coruzzi (co-directrice de Solidarité Femmes)
  • Veronica Saldi (responsable des équipes éducatives du refuge et formatrice à Solidarité Femmes)
  • Amandine Melan (chargée de communication et de projets à Solidarité Femmes)
  • Anna-Maria Giordano (chargée de développement et de projets à Lazzarelle)
  • Ilaria Muzzica (chargée de communication à Lazzarelle)

Nous les avons accueillies pour 5 jours entre Marseille et Grenoble pour un premier temps collectif, dont les objectifs étaient de se rencontrer, d’en apprendre plus sur le contexte de l’hébergement des femmes victimes de violences, de découvrir différentes pratiques en terme d’hébergement et d’insertion professionnelle en France, d’entamer le travail de production des livrables et de penser la dissemination de ceux-ci.

Jour 1 : accueil à Solidarité femmes 13 & introduction sociologique

Après l’arrivée des équipes belges et italiennes durant le week-end, nous choisissons de nous retrouver le lundi midi pour un démarrage en douceur dans une brasserie proche du Vieux Port. Pour certaines, ce sont des retrouvailles : les directrices de Solidarité femmes 13 et Solidarité Femmes ont travaillé ensemble à l’organisation de la Marche Mondiale des Femmes en 2000 !

La première partie de l’après-midi est consacrée à la visite commentée des bureaux d’accueil des femmes à l’association, et à la présentation de nos différents services : Accueil, Logement, Hébergement, Psychologie clinique & Art-thérapie, Formation & Développement… 

Nous poursuivons par un temps de présentation d’outils de sensibilisation développés par Solidarité femmes 13, que nous utilisons sur des stands ou en ateliers de prévention, avec par exemple : les violentomètre et cyberviolentomètres géants interactifs, le « Chamboule ton patriarcat », la Marelle de l’emprise ou encore la bien nommée « Pêche aux connards ». La journée se termine sur une présentation par Marion sur la protection des femmes victimes de violences en France, un temps d’information et d’échanges ludique et instructif. Des éclairages juridiques sont apportés afin de dresser un portrait général du sujet, agrémentés de faits divers ou éléments d’actualité ayant nourri les luttes féministes.

Jour 2 : visite de l’Auberge Marseillaise & focus sur l’hébergement à Solidarité femmes 13

Pour commencer la journée, direction l’Auberge Marseillaise, un lieu refuge dédié aux femmes en situation de grande vulnérabilité (victimes de violences, sortie de détention, addiction, grande précarité…), prenant place dans l’ancienne Auberge de Jeunesse Bonneveine, dans les quartiers sud de Marseille. Le projet a été lancé en mars 2021, en pleine crise sanitaire et sociale, dans un élan inédit de coopération entre 9 associations impliquées localement dans la lutte contre la précarité et la violence, avec le soutien de la Ville et de l’Etat. C’est une expérimentation qui vise à construire un lieu de vie participatif en alternative aux hôtels sociaux et aux centre d’hébergement d’urgence. A ce jour, elle accueille environ 70 personnes (femme avec ou sans enfants) qui ont accès aux besoins primaires. Solidarité femmes 13 y est également présente, pour accompagner les femmes et familles vers le logement pérenne. Nous faisons une visite des lieux et échangeons ensuite au soleil avec une coordinatrice du lieu. Nous évoquons les difficultés et avantages liés à l’hébergement en collectif, porté par la sororité mais également vecteur de conflits interpersonnels. Le déjeuner est assuré par les équipes ainsi que par des femmes hébergées par la structure.

Après un crochet par le bord de mer et les plages du Prado, nous retournons dans les locaux de Solidarité femmes 13 pour un temps dédié à l’hébergement. C’est Alice, cheffe de service, qui se charge de présenter aux participantes l’historique de l’hébergement à SF13, qui commence en 1982 et marque la professionnalisation de la structure, jusqu’au parc actuel de 11 appartements et 2 maisons, en diffus, collectif ou semi collectif, à Marseille et autour de l’Etang de Berre. Elle présente notre spécificité et notre expertise, mais également le cadre légal de cette activité et ce qu’est un CHRS, le parcours d’une femme victime de violences ayant besoin d’une mise à l’abri, de l’appel au 115 à la prise en charge en centre d’hébergement d’urgence puis de réinsertion sociale. Elle rappelle qu’une mise à l’abri sans mise en sécurité pour une femme victime de violence, c’est une mise en danger.

Visite de l'Auberge Marseillaise
Présentation du service hébergement

Jour 3 : temps de travail sur la réalisation des livrables

Pour cette troisième journée, nous profitons d’être toutes réunies pour nous consacrer à un temps de coordination et aux livrables que nous nous sommes engagées à produire afin de partager les résultats de nos échanges. La matinée est pensée en 2 parties :

– D’abord un retour sur la présentation générale du projet WE SAFE : origines, objectifs, calendrier, répartition prévisionnelle des missions et partenariats. Nous récapitulons les activités prévues, les livrables à produire et nous mettons d’accord sur les dates des prochaines résidences.

– Ensuite nous nous répartissons en 3 sous-groupe thématiques (hébergement, réinsertion professionnelle, communication et dissemination). L’idée est d’échanger sur nos méthodes de travail, nos points communs et différences en partant de nos pratiques de terrain, pour élaborer un plan et calendrier de travail. Ce travail sera poursuivi tout au long de l’année à distance, avec des temps forts de travail collaboratif à Naples et La Louvière.

L’après-midi est laissée libre : l’occasion pour nos hôtes de découvrir Marseille en prenant de la hauteur à la Bonne Mère, de se régaler des spécialités locales et de flâner dans les ruelles des quartiers de Noailles et du Panier.

 

Jour 4 : voyage à Grenoble, visite de terrain à Pluri-elles

Dans les locaux de Pluri-elles

Départ en train aux aurores pour Grenoble ! Malheureusement en équipe restreinte, Josiane et Veronica, malades, rentrent en Belgique pour se soigner et trouver du repos. Le trajet est mis à profit pour travailler et échanger quant aux perspectives après WE SAFE : quels partenaires locaux de chaque association pourraient être intéressés à travailler avce l’une ou l’autre des structures ? Est évoqué notamment un partenariat possible entre une association napolitaine de lutte contre les violences institutionnelles et Solidarité femmes 13, pour produire des outils de prévention dédiés. Affaire à suivre…

Nous rejoignons les équipes de l’association Pluri-elles au restaurant d’insertion l’Arbre Fruité, où certaines des salariées ont été accompagnées par cette association membre comme nous de la Fédération Nationale Solidarité Femmes. L’occasion de réfléchir à des modèles d’insertion professionnelle pour nos bénéficiaires. La visite se poursuit dans les locaux de Pluri-elles, qui regroupent un accueil de jour pour femmes et enfants victimes de violences, un CHRS en semi-collectif, une pension de famille, mais également les bureaux du SIAO de l’Isère. Des modalités d’accueil inspirantes pour nos associations respectives ! L’après-midi se poursuit par un temps d’échange avec les équipes éducatives autour de l’hébergement, de leurs process d’accueil des familles, des difficultés et réussites rencontrées au fil des années. Nous découvrns aussi leur van itinérant « Nina & Simone », pour de l’aller-vers en zone rurale.

Nous terminons la journée sur une note convivial dans un restaurant de spécialités iséroises et savoyardes dans le centre-ville de Grenoble, que nous partageons avec deux salariées de Pluri-elles pour poursuivre les échanges dans un contexte plus informel. Au menu : gratins de ravioles sous toutes leurs formes ! 

 

Jour 5 : bilan et perspectives, voyage retour

Nous profitons du petit déjeuner à l’hôtel pour faire le bilan, avec les participantes restantes, de leurs impressions suite à cette première semaine, mais aussi de leurs attentes quant aux prochaines résidences, notamment à Naples. Nous évoquons également la dernière résidence, prévue en Belgique en septembre 2026.

Nous nous retrouverons en Italie du 18 au 20 mai prochain pour découvrir les activités de réinsertion professionnelle de Lazzarelle pour ses bénéficiaires, des femmes incarcérées, en placement extérieur ou sorties de détention. Au programme provisoire : visite du café/bistrot, échanges avec les salariées en insertion, module de formation sur l’entreprenariat social des femmes en situation de vulnérabilité, et bien sûr découverte de la ville !

Amandine, épargnée par la maladie et le retour anticipé de ses compatriotes, repart la première, les marseillaises repartent en train, quand les italiennes Anna-Maria et Ilaria profitent d’une belle journée à Grenoble et des spécialités locales (de la raclette à foison !!).

Dans les locaux de Plurie-elles

Résidences à venir : Naples et La Louvière

Suivez l’avancée du projet sur nos réseaux sociaux et ceux de nos partenaires !

Financé par l’Union européenne. Les vues et opinions exprimées n’engagent que leur(s) auteur(s) et ne reflètent pas nécessairement celles de l’Union européenne. Ni l’Union européenne ni l’autorité chargée de l’octroi ne peuvent en être tenues pour responsables